En bref
- Deux semaines permettent une Route 66 réaliste, mais pas une visite exhaustive.
- Le trajet complet Chicago – Santa Monica demande de longues journées de route.
- La meilleure partie pour un premier voyage se concentre souvent entre l’Oklahoma, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et la Californie.
- Prévoyez des étapes courtes autour des grands détours : Grand Canyon, Monument Valley, Joshua Tree ou Las Vegas.
- Louer la voiture dans une ville et la rendre dans une autre peut coûter plus cher : vérifiez les frais d’abandon.
La Route 66 fait rêver parce qu’elle promet une Amérique très lisible : diners, motels, stations-service anciennes, grandes lignes droites et petites villes posées dans le désert. Sur place, le voyage est plus nuancé. Deux semaines ne suffisent pas pour tout faire lentement de Chicago à Santa Monica, mais elles permettent de construire un road trip Route 66 cohérent si l’on accepte de choisir.
Le vrai piège consiste à confondre kilomètres et voyage. Si vous voulez seulement relier les deux bouts, l’itinéraire se boucle. Si vous voulez garder le plaisir de la route, des pauses et des détours, il faut réduire les ambitions, surtout entre l’Oklahoma, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et la Californie.
Pour préparer d’autres grands voyages, la rubrique Voyages dans le monde peut servir de point de départ. Et si vous aimez les parcours au long cours, gardez aussi la page Road trips sous la main.
Route 66 en 2 semaines : faut-il faire tout l’itinéraire ?
Oui, c’est possible. Mais ce n’est pas toujours le meilleur choix.
La Route 66 historique traverse plusieurs États, de l’Illinois à la Californie. Sur le papier, le trajet direct représente déjà une belle distance. Dans la réalité, il faut ajouter les détours, les pauses photo, les portions anciennes qui ne sont plus toujours continues, les petites villes où l’on ralentit, et les journées où l’on n’a simplement pas envie de reprendre le volant trop tôt.
Pour un premier voyage, deux options tiennent la route.
La première consiste à faire le tracé classique de Chicago à Los Angeles, avec un rythme dense et peu de journées libres. C’est symboliquement fort, mais parfois frustrant.
La seconde consiste à choisir une portion plus forte, par exemple d’Oklahoma City à Los Angeles, ou d’Albuquerque à Santa Monica avec des détours mieux assumés. C’est moins "intégral", mais souvent plus agréable.
Itinéraire conseillé pour 14 jours
Jours 1 à 3 : Chicago, Springfield et Saint-Louis
Commencer à Chicago donne du sens au voyage. La ville mérite au moins une vraie journée avant de prendre la route : architecture, lac Michigan, quartiers vivants, premiers repères américains.
Ensuite, descente vers Springfield, puis Saint-Louis. Cette première partie est moins spectaculaire visuellement que l’Ouest, mais elle installe l’ambiance : diners, panneaux vintage, petites routes, stations restaurées. Ne cherchez pas encore le désert. Ici, la Route 66 ressemble davantage à une traversée de Midwest.
Jours 4 à 6 : Missouri, Kansas et Oklahoma
Le Missouri apporte les premières portions plus rurales. Le Kansas ne représente qu’un court passage, mais il fait partie du mythe. L’Oklahoma, lui, devient plus intéressant pour comprendre la culture Route 66 : musées, vieilles stations, motels, villes étape.
Tulsa et Oklahoma City peuvent servir de bases pratiques. Ne surchargez pas cette section : elle est moins spectaculaire que l’Arizona, mais elle fonctionne très bien si vous aimez les arrêts courts et les routes secondaires.
Mon petit truc Gardez une journée volontairement légère au milieu du voyage. Sur la Route 66, la fatigue vient moins d’une visite précise que de l’accumulation de route, de chaleur, de parkings, de bagages et de changements de motel.
Jours 7 à 9 : Texas, Nouveau-Mexique et ambiance désert
À partir du Texas Panhandle, le décor change. Amarillo, le Cadillac Ranch, les grandes plaines et les portions plus vides donnent au road trip une autre couleur.
Le Nouveau-Mexique mérite de ralentir. Santa Fe n’est pas exactement sur le tracé le plus direct, mais le détour se justifie pour l’architecture, la lumière, les galeries et l’ambiance. Albuquerque est plus pratique, Santa Fe plus marquante.
Si vous devez choisir, gardez au moins une nuit dans le secteur. C’est une respiration bienvenue avant l’Arizona.
Jours 10 à 12 : Arizona, Grand Canyon et villes mythiques
L’Arizona concentre beaucoup de ce que l’on imagine avant de partir : paysages secs, enseignes anciennes, motels, portions photogéniques. Winslow, Flagstaff, Williams, Seligman et Kingman forment une belle progression.
Le Grand Canyon n’est pas sur la Route 66 stricte, mais il serait dommage de passer si près sans prévoir une nuit ou une demi-journée longue. Évitez simplement de l’ajouter comme une case rapide entre deux grosses étapes. Le site mérite du temps, même si vous ne faites qu’un premier aperçu.
Jours 13 et 14 : Californie, désert et arrivée à Santa Monica
La fin du parcours peut être plus fatigante qu’on l’imagine. Le désert californien, les longues distances, puis l’arrivée dans le trafic de Los Angeles demandent de l’énergie.
Santa Monica marque la fin symbolique, mais ne prévoyez pas une arrivée trop tardive. L’idéal est d’arriver en milieu ou fin d’après-midi, de rendre la voiture le lendemain, et de garder une dernière soirée sans route.
Où couper si vous voulez voyager plus lentement
Si votre priorité est le plaisir plutôt que le symbole, coupez sans culpabilité.
| Option | Pour qui | Avantage |
|---|---|---|
| Chicago à Santa Monica | Premier voyage symbolique | Le tracé complet, très satisfaisant |
| Oklahoma City à Los Angeles | Voyage plus équilibré | Moins de route, plus d’Ouest |
| Albuquerque à Santa Monica | Deuxième voyage ou temps court | Désert, Arizona, Californie |
| Chicago à Albuquerque | Amateurs d’histoire Route 66 | Midwest, musées, culture routière |
Le bon choix dépend de votre tolérance aux longues journées de conduite. Si conduire 5 à 6 heures plusieurs jours de suite vous fatigue déjà en Europe, ne partez pas sur l’intégrale.
Budget, voiture et organisation
Le budget varie fortement selon les vols, la période, la catégorie de voiture et les frais d’abandon. Une location en aller simple peut coûter sensiblement plus cher qu’une boucle. C’est un point à vérifier avant même de figer l’itinéraire.
Pour l’hébergement, les motels font partie de l’expérience, mais tous ne se valent pas. Alterner motels simples et hôtels plus confortables permet de garder le charme sans sacrifier le repos.
La voiture doit rester adaptée à la route. Un SUV n’est pas obligatoire, mais une voiture confortable change beaucoup le ressenti. Vous passerez de longues heures dedans.
Pour les bagages, évitez de trop charger. La logique d’une valise pour 3 jours peut même aider : peu de pièces, faciles à laver, et une organisation simple dans le coffre.
Meilleure période pour partir sur la Route 66
Le printemps et l’automne sont souvent les plus agréables. Les températures restent plus supportables, notamment dans l’Arizona, le Nouveau-Mexique et le désert californien.
L’été est possible, mais il impose chaleur, forte fréquentation sur certains sites et hébergements parfois chers. L’hiver peut compliquer les sections du Midwest et certaines zones en altitude.
Si vous incluez le Grand Canyon, vérifiez les conditions de saison avant de réserver. La météo peut varier fortement entre Chicago, Santa Fe, Flagstaff et Los Angeles.
FAQ
Peut-on faire toute la Route 66 en 2 semaines ?
Oui, mais avec un rythme dense. Deux semaines suffisent pour relier Chicago à Santa Monica, pas pour explorer chaque détour. Pour un voyage plus confortable, mieux vaut prévoir quelques étapes courtes et accepter de laisser certaines portions secondaires.
Quelle portion de la Route 66 choisir pour un premier voyage ?
La section entre le Nouveau-Mexique, l’Arizona et la Californie offre souvent le meilleur équilibre entre paysages, ambiance mythique et étapes faciles à comprendre. Elle concentre beaucoup d’images fortes sans imposer tout le trajet depuis Chicago.
Faut-il réserver les motels à l’avance ?
Pour les étapes proches du Grand Canyon, de Santa Fe, de Flagstaff ou de Los Angeles, oui, surtout en haute saison. Sur les petites villes intermédiaires, vous pouvez garder un peu plus de souplesse, mais vérifiez toujours l’offre disponible avant de partir.
Une Route 66 réussie n’est pas celle où l’on coche le plus de miles. C’est celle où l’on garde assez de marge pour s’arrêter devant une station ancienne, prendre un café dans un diner presque vide, et accepter que le détour du jour vaille mieux que le plan initial.
Les informations pratiques peuvent évoluer, notamment les prix, horaires, règles de transport, conditions d’accès et formalités. Vérifiez toujours les détails importants auprès des sites officiels avant de réserver ou de vous déplacer.